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Actu-Environnement

“Le réseau européen a été très proche de ses limites pendant la vague de froid”

François Boulet, directeur général de Coreso (Coordination of electricity system operators), revient sur la gestion du réseau électrique, notamment lors des pics de consommation, et sur l'incorporation des énergies renouvelables.

Interview  |  Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
   
“Le réseau européen a été très proche de ses limites pendant la vague de froid”
François Boulet
Directeur général de Coreso
   

Actu-environnement : Comment le réseau européen a-t-il fait face au pic de consommation lié à la vague de froid de février ?

François Boulet : Il a été très proche de ses limites. Pendant les vagues de froid, la France importe beaucoup d'électricité, ce qui change de la situation habituelle puisqu'elle est plutôt exportatrice. Les flux allaient du Nord de l'Europe (Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique et pays scandinaves) vers le Sud (France et Italie principalement).

Cependant, ces transits importants sont restés dans les limites opérationnelles même s'il n'y avait plus beaucoup de marge. Ce fut en particulier le cas des réseaux belge et de l'ouest de l'Allemagne.

AE : Les fluctuations sont-elles fréquentes ?

FB : Habituellement, les flux d'importations et d'exportations sont très variables. Le marché européen de l'énergie existe bel et bien et de très nombreux facteurs influencent les importations et exportations. Du côté de l'offre, les prix des combustibles fossiles déterminent le recours aux centrales thermiques, la présence de vent et de soleil fixe la production de l'éolien et du photovoltaïque et la pluviométrie dans les Alpes et les Pyrénées influence la disponibilité des ressources hydroélectriques sur de longues périodes. Par ailleurs, la température influence la demande. Tous ses éléments fluctuant en permanence il n'y a pas "une situation classique".

AE : Comment sont coordonnées au niveau européen les situations extrêmes ?

FB : Dans de telles situations, les prix de l'électricité s'envolent là où la demande est élevée et des opérateurs peuvent mettre en œuvre des moyens de production qui, en temps normal, ne sont pas rentables. Pendant la vague de froid, les prix les plus élevés étaient en France, les opérateurs européens ont donc répondu.

Concrètement, la France a importé de l'électricité à un niveau quasiment maximal par rapport aux capacités de transport frontalières, c'est à dire de l'ordre de 3.000 mégawatts (MW) pour la liaison Allemagne / France et 2.000 MW pour la liaison Angleterre / France. Par ailleurs, une ligne de 1.000 MW ouverte en avril 2011 entre l'Angleterre et les Pays-Bas a alimenté l'Europe continentale.

Ceci dit, on avait déjà connu cela par le passé et il restait de la marge en France puisque certaines unités françaises n'ont pas été utilisées. C'est le jeu du marché qui a fait que l'énergie est venue de l'étranger.

AE : Est-ce pour cela que certaines des centrales de réserve allemandes ont été remises en service ?

FB : Soyons très précis car de nombreuses erreurs ont circulé. En septembre 2011 le gouvernement allemand a fait mettre en réserve des moyens de production pour pallier d'éventuels problèmes, suite à sa décision de sortir du nucléaire. Il s'agit de centrales au charbon qui étaient déclassées pour des raisons d'âge ou de coût. Les gestionnaires de réseau auraient souhaité qu'au moins un des huit réacteurs nucléaires arrêtés en mars 2011 soit mis en réserve, mais le gouvernement a refusé.

Par ailleurs, une part croissante des flux sur le réseau allemand va du Nord vers le Sud, car les centrales mises à l'arrêt sont au Sud du pays. Ils ont donc des problèmes d'évacuation de la production électrique du Nord vers le Sud et des soucis de tenue de tension au Sud. A cela s'est ajoutée la hausse des exportations vers la France qui a pesé sur le Sud de l'Allemagne.

Dans ce contexte ils ont dû utiliser certaines des centrales de réserve pour assurer la stabilité au Sud du pays. Ce n'est pas un problème de capacité en Allemagne, mais bien un problème de réseau.

AE : Il n'y a donc pas de risque de blackout du fait d'une éventuelle pénurie de moyen de production en Europe ?

FB : Non, l'équilibre offre / demande est maintenu, il n'y a pas de risque de pénurie en Europe au moins à moyen terme. Néanmoins, les situations varient fortement d'un pays à l'autre. Malgré l'arrêt des centrales nucléaires, l'Allemagne reste autosuffisante. En France, les moyens couvrent juste les pointes extrêmes mais le risque de pénurie est couvert par les capacités d'importation. En Italie, bien qu'ils importent environ 7.500 MW tout au long de l'année, de nombreuses centrales au fioul sont disponibles en cas de besoin.

AE : Quels sont les principaux enjeux du renforcement du réseau européen ?

FB : Les lignes d'interconnexion entre les pays visaient tout d'abord à partager les réserves de production entre les pays. On ne peut pas stocker l'électricité et il y a tous les jours en Europe l'équivalent de 1.000 MW indisponibles pour des raisons imprévisibles. En reliant les pays, on peut donc s'entraider. Cela permet à chaque pays d'avoir moins de réserves et de bénéficier de celles de ses voisins. Globalement, le parc de production européen est plus petit que ce qu'il devrait être si les pays n'étaient pas interconnectés.

Ensuite, il y a eu l'ouverture du marché. Les interconnexions sont devenues un outil d'optimisation permettant de faire tourner les centrales dont les coûts sont les moins élevés pour alimenter les zones de forte demande. Pour que cela fonctionne bien, il faut renforcer les lignes transfrontalières car certaines liaisons sont en limite de capacité ce qui impose l'arrêt d'unités de production très compétitives. C'est notamment le cas avec l'arrivée des énergies renouvelables.

La ligne France / Espagne est un gros chantier attendu depuis près de vingt ans et qui démarre tout juste. Les Espagnols doivent arrêter certains parcs éoliens car ils n'arrivent pas à exporter le surplus de production. C'est aussi le cas avec les parcs éoliens en mer du Nord qui ne sont pas bien reliés au sud de l'Europe. Le paradoxe est qu'on peut être amené à arrêter de l'éolien faute de capacités de transport, alors que dans le même temps on allume des centrales au charbon.

Le problème est toujours le même : tout le monde veut de l'énergie propre et moins chère mais personne ne veut que les lignes passent près de chez lui.

Réactions19 réactions à cet article

 

Il l'eut été beaucoup moins, si, entre autres

- on isolait mieux les bâtiments
- on ne suréclairait pas "la ville"
- on tirait mieux partie de potentialités de tout ce qui peut fonctionner à base d'huile de coudre actionnant des manivelles rechargeant des batteries ds lampes de poche, des lampes dites de camping, etc.

Question subsidiaire : si tous les cyclistes du dimanche pédalaient sur des vélos fixes devant un grand écran avec de temps en temps un coup de soufflerie ou de lance d'incendie ou de neige artificielle, ça produirait combien d'électricité ?

;-) Faute de mieux on en arrivera peut-être là un jour ;-)

eavec

Sagecol | 21 février 2012 à 07h14
 
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Très drôle, et vu que la population continue d'augmenter , vu que le nombre de logement continue d'augmenter il faut on peut imaginer que dans quelques années les ruptures feront partie de la vie quotidienne.
Commençons par tenter de stabiliser la population; ainsi les besoins en énergie seront eux aussi stabilisés.

René Varenge | 21 février 2012 à 09h54
 
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Par ces grands froids, aucune remise en cause en France du chauffage électrique ....

Je pense qu'on va avoir le discours bientôt : "Il nous faut plus de centrales nucléaires pour passer les pointes en hiver" et les français vont y croire et l'accepter, tristesse et désolation ...

Nicolas | 21 février 2012 à 10h13
 
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@Nicolas
Votre affirmation (car ce n'est pas pas un raisonnement étayé) est simpliste au possible et fait donc un excellent slogan pour propagandiste zélé au profit des ignorants.
Reste les faits, évidemment un peu plus complexes.
Examinez ce que publie RTE. Dans son bilan prévisionnel de l'équilibre offre-demande d'électricité en France édition 2005, on trouve quelques éléments sur l'impact du chauffage électrique (page 5 et 6).
On voit notamment, la sensibilité à la température et aussi à la nébulosité en France, fait que plus la température baisse, plus la consommation d'électricité augmente, ce que je ne conteste évidemment pas. Mais le point essentiel, c'est que nous sommes sur des cycles dépassant la journée et déphasé dans le temps(inertie des bâtiment). Il s'agit donc de ne pas confondre le surcroît de consommation sur une vague de froid et les pics horaires (notamment celui de 19h00). Cela apparaît très clairement sur le graphique de la page 6 ou on note un décalage pratiquement constant au cours de la journée de 10 GW. Si c'est le chauffage électrique qui est responsable de ces 10 GW, nous pouvons dire qu'il est alors très peu responsable des pointes horaires (9h00 et 19h00 en semaine).

Suite au dessus

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 06h03
 
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@Nicolas
A partir de là, personne ne peut prétendre sérieusement que le chauffage électrique n'est pas alimenté par des moyens en base et son corollaire : qu'il est exclusivement alimenté par les moyens de pointe émetteur de CO2 (même si au passage, on arrive quand même pas à lui faire émettre 600 g de CO2/kWh).
Si le chauffage électrique fait augmenter, en moyenne le niveau de consommation d'une journée froide par rapport à une journée chaude, il faut alors examiner, en moyenne les moyens de production utilisé ces jours là. C'est exactement ce que j'ai déjà exposé pour les journées les plus froides de début janvier. Que constate-t-on : que le moyen de base par excellence (le nucléaire) fait au moins 2/3 de la production, au pire des pointes à 19h00.
Pensez vous que RTE (ou EDF) soit d'accord que chauffage électrique = pointe de 19h00 et en même temps publier des graphiques (peut être rédigés par des experts... de RTE) qui montrent manifestement le contraire ?

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 06h05
 
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@Sagecol
Je suis plutôt d'accord avec vous 2 premières suggestions, mais j'ai un peu de mal avec la troisième qui pourrait tourner a l'esclavage énergétique bien réel celui là. Je préfère que les esclaves énergétiques restent des machines tout de même. L'image a laquelle me fait penser votre propos me rappelle le film soleil vert. ;-)

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 06h09
 
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@René Varenge
Je ne suis pas d’accord avec cette idée qui consiste a penser que nous pouvons limiter le développement démographique humain. Le premier facteur qui a conduit a la démographie galopante du passé (mais encore en cours dans certains pays sur certains continents) fut l'abondance énergétique bon marché. Faites des recherches sur la transition démographique sur wikipédia.
Enfin, je ne ferait que citer Gandhi qui disait : il y a bien assez pour chacun sur cette terre, mais certainement pas suffisamment pour la cupidité de tous !
Vous pouvez aussi regarder 3 ou 3 dessous des cartes sur le sujet via les plateformes vidéo youtube et dailymotion.
Pour terminer, je vous conseille également le film "instint" avec AHopkins qui met en lumière le pb des rapports de la domination entre homme.

Le prix de l'énergie règlera tout çà, et incessamment sous peu d'après ce que j'ai compris, puisque, a mon grand regret, les bruits de bottes, de canons, d'avions et de missiles ...se font entendre du coté du golf persique. j'écris "a mon grand regret" car encore une fois les amerloques et les israéliens vont humilier les peuples arabes et musulmans de la région et afficher sans vergogne leur domination par les armes et le sang, pour de faux prétextes et une élection présidentielle ...

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 06h24
 
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@AtomicBoy44
Bonjour
Vous me dites: "Enfin, je ne ferait que citer Gandhi qui disait : il y a bien assez pour chacun sur cette terre, mais certainement pas suffisamment pour la cupidité de tous !"

Vous oubliez simplement que lorsque Gandhi a cité cette phrase il n'y avait que 1,3 milliards d'habitants sut la terre, maintenant nous sommes 5 fois plus.
Pourquoi ne voulez-vous pas que l'on essaie de stabiliser notre démographie ?
Les conséquences de la surpopulation humaine seront les pires fléaux que va subir l'humainté dans les prochaines années
Je vous suggère de visiter ce site qui parle de ce sujet avec discernement et éventuellement laisser un petit commentaire:
demographie-responsable.org

René Varenge | 22 février 2012 à 10h05
 
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Ghandi n'était pas aussi admirable que son image nous le fait croire

Et de toutes façons il n'avait pas la science infuse.

Je persiste donc. C'est tellement évident.

Même si on avait l'intelligence de devenir tous végétariens, le mal est fait.
Bof ! Tant qu'on peut arriver à faire un peu de bien tous les jours autour de soi, sur une autre planète la société sera peut-être plus intelligente quoique toujours en pleine liberté

Certain qu'il y a une Source Bienveillante Eternelle de tout (hélas tant défigurée par les religions), je ne parle pas du mythique paradis.

SAGECOL | 22 février 2012 à 11h21
 
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Je remercie l'auteur de cet article d'avoir interviewé le directeur de Coreso car je trouve cet article très "éclairant" sur la question de la gestion du réseau électrique européen. On y raconte d'ordinaire souvent n'importe quoi.

Malérie | 23 février 2012 à 14h52
 
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@sagecol

Il y a environ 30 ans, lors d'un repas à la cantine du collège, nous avions imaginé avec un copain des peines de prisons en kilomètre de vélo d'appartement (ou fixe) pour créer de l'électricité:
Chaque jour, différentes étapes , avec d'éventuels gains pour chaque gaganant....
BOlem

bolem | 23 février 2012 à 18h25
 
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bonjour

@rené . commencez par stabiliser les populations? Nous ne sommes pas en Chine tout de même je pense que la première chose à faire c'est d'inculquer aux sur-consommateurs que nous sommes un minimum de bon sens. Je m'explique combien de familles ne portant pas la moindre attention à leurs consommations électriques? A commencer par les enfants qui n'ayant pas encore la chance de payer leur électricité ne portant pas la moindre attention aux lumières allumées dans les piéces occupées, a la tv et la console qui restent allumer alors qu'ils jouent dehors,idem avec l'ordi... autant de mauvaise habitude que les parents ne corrigent pas forcément voire même cautionne en "montrant l'exemple". Alors avant de contrôler les naissances de nos enfants commençons par mieux les lever. Nous avons la chance de vive dans une société de consommation ou nous avons tout en abondance mais a force de profiter sans compter nous atteignons nos limites.

Alors oui je veux bien qu'il y est un problème de démographie à l'échelle mondiale qui pose de nombreux problèmes mais je pense que nous devrions nous habituer nous qui avons tout ce qu'il nous faut à consommer l'essentiel et pas le superflus ! Mais sommes nous prêts à faire de tels efforts?

Jeje | 24 février 2012 à 16h08
 
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Si vous deviez, (pouviez) choisir lequel de ces 4 préférez-vous :
- Carbone 14, émission bêta (électrons), période 5730 ans,
- Tritium H3, rayonnement bêta, 7300 Curies / gr. période 12.32 ans
- Iode 131 émiss.bêta,act.spéc. 4.6 x 1O000000000000000 Bq / gr. pér. 8 j.
- CO2

Ed Teller | 24 février 2012 à 16h28
 
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@jeje
Qu'est ce qui vous fait peur? Pourquoi avez vous peur de stabiliser la population? Pensez-vous vraiment que la planète peut supporter encore longtemps plus de 200 000 bouches suppléméntaires à nourrir chaque jour qui passe ?
Stabiliser la population ce n'est pas la mer polluée à boire mais simplement limiter à deux le nombre maximum d'enfants par femme.
Même si nous parvenions à réduire nos consommations cela ne changerait rien sur le long terme car les nouveaux arrivants consommeront les économies effectuées.

René Varenge | 27 février 2012 à 10h30
 
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@Ed Teller
Nous sortir les propriétés physico radiologiques comme vous le faites ne peut absolument pas aider tout le monde a décider et donc a choisir comme vous le demandez.
Les conséquences des effets que vous semblez dénoncer implicitement ne prennent pas en compte le %tage par rapport au volume total, les doses de la radiation naturelle moyenne planétaire, les effets a long terme et très long terme des volumes mis en cause, les méthodes de confinement...etc
Bref, ces chiffres n'apportent pas grand chose a ceux qui ne sont pas des physiciens nucléaires car comme partout, il faut des références que chacun peut facilement appréhender/toucher/voir et enfin comprendre.
Je ne suis pas physicien nucléaire et par conséquent, je ne ferait pas le choix que vous induisez implicitement...

AtomicBoy44 | 27 février 2012 à 11h04
 
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-tout le monde sait que l'electricité ne se stocke pas
- que la france a inventé l'interconnection( dès avant la guerre de 1940)
- Qu'il ya maintenant un marché Européen de l'electricité qui s'etendrait à l'Espagne si ces imbéciles d'écolo ne faisaient pas obstacle au franchissement des Pyrénées.
- Il y a donc des "centrales danseuses" pour faire les ajustements nécessaires.
-qu'a 5 heures du soir la consommation monte en flèche pendant quelques heures et ensuite on peut à bon compte éclairer les magasins et les rues
-etc
L'ennui pour les énergies dite renouvelables c'est quelle ne sont pas interconnectables et les ventilateurs produisent au gré du vent...

Chicho 34 | 28 février 2012 à 18h37
 
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@AtomicBoy44

Le chauffage électrique n'y est pour rien ?

Pour rappel : "Tout client nouveau qui opte pour le chauffage électrique nous amène à augmenter d’autant notre programme nucléaire" citation bien connue de Marcel Boiteux en 73. Ah oui, ce n'est pas le discours d'un obscur écolo radical incompétent mais du PDG d'EDF au moment du lancement du programme nucléaire français!

Ensuite, ce qu'il faut regarder ce n'est pas l'heure du pic pour voir quelle est la cause du pic mais plutôt l'écart entre la courbe de conso été et la courbe hivers. En gros, celle de l'hiver est la translation de celle de l'été à + qques GW. Ce sont ces "qques GW" qui s'expliquent par le chauffage en grande partie.

wareika

wareika | 29 février 2012 à 11h24
 
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@wareika
Vous écrivez : "Ensuite, ce qu'il faut regarder ce n'est pas l'heure du pic pour voir quelle est la cause du pic mais plutôt l'écart entre la courbe de conso été et la courbe hivers. En gros, celle de l'hiver est la translation de celle de l'été à + qques GW. Ce sont ces "qques GW" qui s'expliquent par le chauffage en grande partie."

Nous sommes bien d'accord, mais vous en tirez une mauvaise conclusion. ce que vous dites confirme bien ce que je dis. Si les courbes sont très proches en hiver et en été, sauf qu'elles se situent a des puissance plus élevées en hiver, alors il ne faut pas incriminer le chauffage électrique en hiver. Mais bel et bien les habitudes de consommation des français !

Par ailleurs, le chauffage électrique a permis de se substituer au chauffage central (souvent fossile) et au chauffage au gaz. je n'irais pas jusqu’à dire que ce sont ces logements moins bien isolés (a cause du fait historique que le fioul et le gaz ont longtemps été moins cher) qui branchent des chauffages d'appoint souvent électriques. En revanche, j'ajouterais que beaucoup d'appareillages de cuisson et de divertissement/information sont électriques et que les français les allument a l'heure de manger, qui est en moyenne proche de 19h en France !Si vous ajoutez a cela, les transports en communs électriques, et la fin de présence de certains salariés dans les entreprises...Vous faites un très gros pic qui redescend aussi sec un fois tout le monde a la maison.

AtomicBoy44 | 29 février 2012 à 14h22
 
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@ tous,
regardez les courbes du vendredi soir sur le site de RTE et aussi elle du week end. Vous verrez que ce sont bien plus les habitudes quotidiennes des français que les chauffage électriques qui crées des instabilités majeure dans le réseau. Ce qui ne veut pas dire que le réseau se retrouve poussé a ses limites en terme de capacité. Mais comme personne ne veut de ligne a Haute tension près de chez soi, cela risque de durer longtemps ! A moins que les français acceptent de payer le prix de l'enterrement des réseaux ...
D'ailleurs, le Pb est le même en Allemagne avec les centrales éoliennes sur le réseau de transports comme il est dit dans l'article.

AtomicBoy44 | 29 février 2012 à 14h27
 
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