En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Contrat territorial eau et climat : 404 communes de l'Aisne et de la Marne se mobilisent

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Neuf acteurs des territoires de l'Aisne et de la Marne ont signé un contrat territorial Eau et climat. Leur objectif ? La protection des captages d'eau potable, la sécurisation de la ressource et la lutte contre les fuites dans les réseaux d'eau potable.

Les actions misent en œuvre dans le cadre du contrat bénéficieront au final à 404 communes. Le montant prévisionnel des travaux s'élève à 63 M€ pour une période de six ans.

Pour la protection de leurs captages, les signataires ont prévu de finaliser les procédures lancées pour établir des périmètres de protection. Aujourd'hui, sur les 126 captages du territoire, huit n'en disposent pas encore. Le contrat permettra de finaliser les procédures sur six d'entre eux et deux captages seront abandonnés.

100 % des plans d'actions pour les captages prioritaires actés en 2024

Autre initiative concernant les aires d'alimentation de captage (AAC) : réaliser une dizaine études manquantes nécessaires pour protéger la totalité les 43 captages prioritaires et sensibles identifiés pour le territoire. Les signataires veulent d'atteindre 100% des plans d'actions actés pour ces captages, en 2024.

Enfin, sept animateurs chargés de missions Eau et climat accompagneront les acteurs du territoire vers des pratiques agricoles durables.

Concernant le second axe, 26,5 M€ de travaux seront mobilisés pour réduire les fuites. "L'étude du réseau d'eau potable du territoire pointe des disparités de performance comprises entre 70 et 90% de rendement alors qu'à certains endroits, seulement la moitié de l'eau potable arrive au robinet", indiquent les signataires.

Enfin, en attendant que les actions précédentes portent leurs fruits, le contrat prévoit de pallier la faible qualité de la ressource aussi bien avec des moyens curatifs (traitement sur charbon actif, ultrafiltration) que par des changements de ressources ou interconnexions. Le paramètre le plus déclassant aujourd'hui serait les pesticides.

Réactions1 réaction à cet article

 

Accompagner "les acteurs du territoire vers des pratiques agricoles durables" ? Je ne comprends pas, cela fait au moins deux, si ce n'est trois, décennies qu'on nous assure que les agriculteurs conventionnels font des efforts environnementaux en faveur de la ressource en eau et qu'on allait bientôt voir les résultats de cette implication ! Des chambres d'agriculture sont même missionnées pour cela par l'Etat et des collectivités territoriales ! Et il y aurait donc toujours un constat d'échec quant à la protection réelle de nombreux captages d'eau potable ? Mais comment est-ce possible ? Y aurait-il donc un dysfonctionnement quelque part ? Un écran de fumée peut-être même, un bel embobinage en règle de la part du monde agricole conventionnel et une fuite en avant de la part de l'Etat ?! C'est tellement gros qu'on peine à le croire.
Et pourtant, si, c'est bien la réalité toute nue et crue !
Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes et de faire ce qui aurait du être fait depuis le départ : imposer à tous, milieu agricole y compris, des mesures de réduction des sources de pollution et de protection efficaces des captages et de leurs bassins versants.
Basta de cette irresponsabilité organisée aux dépens du bien public et de l'environnement !

Pégase | 09 septembre 2019 à 09h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Dorothée Laperche

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager