Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Pollution de l'air : hormis quelques pics, la baisse tendancielle s'est confirmée en 2021

En 2021, le bilan annuel de qualité de l'air en France confirme une tendance générale à la baisse de la pollution de l'air. Cependant, quelques pics de pollution et des teneurs en ozone toujours en hausse nuancent ce tableau.

Infographie  |  Gouvernance  |    |  Félix Gouty

Si la tendance reste, en moyenne, à la baisse en matière de pollution de l'air, certains seuils réglementaires européens continuent d'être dépassés. Quatre polluants atmosphériques en ont été responsables en 2021, selon les chiffres du bilan annuel dressé par les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l'air (Aasqa) et le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l'air (LCSQA) du ministère de la Transition écologique : le dioxyde d'azote (NO2), l'ozone (O3), les particules fines de taille PM10 (d'un diamètre de moins de 10 μm) et le nickel (Ni).

Malgré une baisse moyenne de 60 % depuis 2000 sur le plan national, le niveau de concentration du NO2 relevé à Paris, à Lyon, à Rouen et à Aix-en-Provence continue d'excéder la valeur limite moyenne annuelle fixée par l'Union européenne. En 2021, la ville de Perpignan se retrouve par ailleurs concernée, elle aussi, pour une raison inédite : l'ouverture d'une nouvelle station de mesure, à proximité du trafic routier, a permis de mettre au jour des taux plus élevés qu'escomptés auparavant.

La pollution au nickel, recensée uniquement à Béthune près de Lille, résulte également d'un cas particulier : des émissions diffuses issues d'une activité métallurgique. « Cette situation perdure depuis plusieurs années avec une concentration annuelle de 29 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) en 2016, de 35 ng/m3 en 2017, de 46 ng/m3 en 2018, de 78 ng/m3 en 2019, de 85 ng/m3 en 2020 et de 76 ng/m3 en 2021, pour un seuil réglementaire fixé à 20 ng/m3 en moyenne annuelle, explique le LCSQA. L'industriel concerné a réalisé des études relatives à la connaissance et à la maîtrise des émissions diffuses et canalisées de nickel de son site afin d'aboutir à une situation réglementaire mi-2022 (et) une mise à jour du volet sanitaire de l'étude d'impact est également prévue pour fin 2022. »

S'agissant des particules PM10, un événement météorologique explique, en partie, le dépassement des seuils en métropole ainsi qu'en outre-mer. Une situation anticyclonique, en provenance d'Afrique du Nord, a transporté des « poussières désertiques d'origine saharienne » jusqu'en France, entre les 22 et 26 février 2021, puis à travers toute l'Europe et, par le biais d'un mouvement de « transport transatlantique », en Guadeloupe et en Martinique. Ces poussières ont ainsi « ajouté une contribution naturelle aux concentrations de particules dues aux émissions provenant des secteurs routier, industriel et agricole », d'après le LCSQA. Du reste, depuis 2000, les concentrations moyennes de PM10 et de PM2,5 (de taille inférieure à 2,5 μm) restent en baisse : respectivement, de 53 % et de 62 %.

Enfin, concernant l'O3, les teneurs relevées (et calculées sur des moyennes triennales) continuent de suivre une tendance à la hausse au gré des épisodes caniculaires. « Aucun épisode de pollution à l'O3 d'ampleur nationale n'a été observé en 2021, contrairement aux quatre dernières années », à savoir de 2018 à 2020, atteste le LCSQA. « Trois périodes ont cependant été propices à une élévation des concentrations maximales journalières » : du 14 au 16 juin 2021, du 21 au 23 juillet et du 10 au 14 août 2021. Seulement 19 agglomérations (principalement dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est) ont été concernées par ces pics, entre 2019 et 2021, contre 54 agglomérations les trois années précédentes. Autant dire que, compte tenu des canicules records de l'été 2022, cette légère accalmie ne se renouvellera pas en 2022.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour,
Ces informations nécessiteraient d'être complétées par les niveaux de monoxyde de carbone, ammoniac ou carbone-suie, ou encore d'autres polluants dont la surveillance est obligatoire réglementairement. Le tableau brossé ici est incomplet et ne donne pas une image correcte de la pollution de l'air en France.

MCCHA | 18 octobre 2022 à 09h21
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Félix Gouty

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]