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Parc nucléaire : une stratégie doit être dessinée rapidement

Fermetures anticipées, prolongation de la durée de vie de certains réacteurs… Quels que soient les choix opérés par le gouvernement, ceux-ci devront définir sur le long terme l'évolution du parc nucléaire français.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Parc nucléaire : une stratégie doit être dessinée rapidement

François Hollande s'est engagé à réduire la part du nucléaire de 75 à 50% du mix électrique à l'horizon 2025. La loi de programmation sur la transition énergétique et la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) préciseront le cap et le calendrier fixés. Pour l'heure, plusieurs scenarios seraient envisagés. Ces questions étaient au cœur des auditions organisées par la commission parlementaire sur les coûts du nucléaire, le 26 mars dernier.

Vingt réacteurs fermés et les autres prolongés ?

"Aujourd'hui 63 GW sont installés. Dans l'hypothèse d'une part du nucléaire à 50% à l'horizon 2025, ce ne sont plus que 36 à 43 GW qui seront nécessaires", analyse Laurent Michel, directeur général de l'énergie au ministère de l'Ecologie. Résultat : une vingtaine de réacteurs se trouverait en "inutilité électrique" et devrait donc être fermée. Comment seront-ils choisis ? Sur des critères de sûreté nucléaire mais aussi de sécurité électrique. "Ce choix doit être fait autour des trente ans des réacteurs. En effet, un certain nombre d'investissements sont nécessaires pour prolonger la durée de vie des centrales au-delà, avec des amortissements sur vingt ou trente ans".

Parmi les options étudiées : la fermeture à 30 ans de certains réacteurs alors que d'autres seraient prolongés jusqu'à 50 ou 60 ans. Mais si l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s'est prononcée, sur le principe, en faveur d'une prolongation de la durée de vie à quarante ans, elle n'a pas encore tranché au-delà. Cette décision ne devrait pas intervenir avant deux ou trois ans. Autre solution envisagée : la construction de nouveaux réacteurs de type EPR en lieu et place des anciennes centrales.

"Il faut qu'il y ait des mécanismes plus ou moins précisés par la loi ou les décrets qui amènent l'opérateur à échanger avec l'Etat et RTE pour aboutir à un plan de prolongation et/ou de fermeture. Il faut décider des caps assez vite pour mettre en œuvre une stratégie", analyse Pierre Marie Abadie, directeur de l'énergie au ministère de l'Ecologie.

Quelle que soit l'option retenue, de nombreux réacteurs vont arriver à l'échéance des trente ans et EDF n'est pas à l'abri d'un défaut de série qui entraîne la fermeture de plusieurs centrales sur un calendrier restreint. Cette situation doit donc être anticipée, tant d'un point de vue énergétique qu'économique.

Fessenheim : une fermeture test

 
Vers une filière du démantèlement ? L'arrivée en fin de vie de nombreuses centrales pourrait créer une filière du démantèlement. Aujourd'hui, cette activité représente 8% des emplois de la filière nucléaire en France, soit 17.500 salariés (emplois directs et indirects). La valeur ajoutée de la filière est estimée à 800 M€.

Mais ce marché est difficile, estime Arnaud Gay du CSFN. Le manque de visibilité, le risque lié aux opérations qui ont tendance à glisser dans le temps, les faibles marges réelles rendent ce secteur peu attractif. "Les industriels ont des difficultés à industrialiser leurs processus", souligne l'expert. Pour le CSFN, plusieurs adaptations sont nécessaires pour lever les barrières : la mise en place d'un cadre réglementaire plus opérationnel, un partage du risque aléas de chantier entre exploitant et sous traitants, la structuration d'une filière de gestion des déchets…
 
Pour l'heure, la centrale de Fessenheim est la seule centrale actuellement en exploitation pour laquelle l'avenir a été tranché. Celle-ci devrait être fermée d'ici fin 2016, même si les modalités juridiques n'ont pas encore été précisées. Depuis fin 2012, un délégué interministériel travaille sur le terrain pour organiser la fin de vie de la centrale et trouver un protocole d'accord avec l'exploitant EDF. Celui-ci portera sur les aspects juridiques, économiques et de calendrier de la fermeture mais aussi sur l'accompagnement des salariés et plus largement du bassin économique.

Selon Jean-Michel Malerba, le délégué interministériel, une nouvelle disposition législative sera nécessaire pour enclencher l'arrêt de Fessenheim. Et, puisque le code de l'environnement ne permet pas de justifier une décision anticipée, et que l'ASN a donné son feu vert pour une poursuite de l'exploitation des réacteurs 1 et 2 au-delà de 30 ans, l'exploitant peut demander à l'Etat une indemnisation du manque à gagner occasionné par la fermeture, "au nom du principe d'égalité devant les charges publiques". Reste à déterminer la part d'anormalité du préjudice. La question n'a pas encore été officiellement abordée. Mais le gouvernement pourrait jouer sur l'ouverture, en 2016, de l'EPR de Flamanville et la surcapacité électrique induite.

Car du côté de la sécurité électrique, la fermeture de Fessenheim ne devrait pas poser de problème grâce à la situation géographique de cette centrale, estime RTE. Le directeur de l'énergie a validé la liste des travaux d'adaptation du réseau jugés nécessaires par le gestionnaire du réseau. Ceux-ci devraient être réalisés entre 2014 et 2016 pour un coût estimé entre 40 et 50 M€. A moyen terme, RTE estime que des travaux supplémentaires seront nécessaires, pour un coût estimé à 100 M€. Le gestionnaire planche également sur la nécessité (ou pas) d'implanter une nouvelle unité de production. Sujet qui devrait faire l'objet d'une contre-expertise selon Jean-Michel Malerba.

Quant à la question de savoir si EDF a provisionné suffisamment pour le démantèlement de ses centrales, la réactualisation (en cours) du rapport de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire est très attendue. Mais difficile aujourd'hui d'avancer des chiffres sur le coût réel du démantèlement.

Organiser la reconversion des bassins d'emplois

Les opposants à la fermeture de cette centrale dénoncent les impacts socio-économiques d'une telle décision. Pour Jean-Michel Malerba, "la fermeture anticipée avance certaines dépenses et certains impacts dans le temps". Mais finalement, un réacteur nucléaire n'étant pas éternel, ces effets auraient dû être gérés un jour ou l'autre par l'exploitant et les acteurs locaux... Une meilleure anticipation permettrait cependant une plus grande acceptation et une meilleure gestion de ces impacts.

Selon l'Insee, 1.580 à 1.700 emplois devraient être impactés, dont 800 salariés d'EDF. Pour ces derniers, indique Jean-Michel Malerba, des reclassements sur d'autres sites devraient être organisés par l'exploitant afin d'éviter tout licenciement. La sous-traitance concerne 300 salariés. Une vingtaine d'entreprises pourraient être impactées au dessus de 5% du chiffre d'affaires. "Cet effet social sera lissé sur plusieurs années. Dans les premiers temps de l'arrêt, les effectifs restent importants", note le délégué interministériel. Le démantèlement devrait permettre le maintien de 100 emplois chez EDF et de 200 chez les sous-traitants. Selon le Comité stratégique de filière nucléaire (CSFN), les ratios d'effectifs varient selon les sites et les phases du chantier, de 10 à 20% de l'effectif en exploitation, mais avec des métiers assez différents. De fait, "un projet de démantèlement ne peut se faire sereinement sans un plan RH", estime Arnaud Gay, président du groupe de travail Démantèlement au sein du CFSN. Un volet dédié à Fessenheim devrait être intégré au Contrat de plan Etat région. A titre de comparaison, les plans de reconversion de sites militaires coûtent environ 10.000€ par emploi à l'Etat… Quant aux collectivités, le manque à gagner est estimé à 12,6 M€ (chiffre 2012).

Réactions30 réactions à cet article

 

Soyons lucide. Prolonger une centrale nucléaire au-delà de 30 ans, c'est payer une 1ère fois pour le renforcement de la sécurisation des réacteurs et une 2ème fois pour son démantellement. Est-ce économiquement raisonnable, sachant qu'en temps que consommateurs, cela risque d'augmenter notre facture d'électricité.
Fermer une centrale nucléaire est sans doute rassurant par rapport aux risques d'un accident, qui à l'échelle de la France serait plus qu'une catastrophe régionale. Mais avons-nous prévu d'autres modes de production d'électricité (Energies Renouvelables par exemple) pour compenser la fermeture de Fessenheim en région Alsace ?
Il serait temps de prendre les bonnes décisions pour préserver notre avenir et notre indépendance énergétique.

CHMIN | 01 avril 2014 à 10h44
 
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Quel drôle de choix : emploi ou santé ?
Le nucléaire, il a de la "chance" : il est INVISIBLE, INDOLORE, INODORE. Il s'infiltre partout, en douceur et fait des RAVAGES. En 25 ans Brennelis n'est TOUJOURS pas démantelée. L'homme est si bête qu'il construit sans savoir déconstruire.
Le nucléaire est sans issue, chercher à faire "durer" les centrales, c'est commettre un crime contre l'humanité, c'est mettre la population MONDIALE en danger (voir ce qui se passe en ce moment à Fukushima ou tout était PRÉVU ... ! ! ! Un océan pacifique CONTAMINÉ mettant en danger notre sécurité alimentaire, merci au nucléaire !

Rémifasol57 | 01 avril 2014 à 11h56
 
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L'actuel président a fixe l'objectif d'une réduction de 75 à 50% de production nucléaire pour 2020.C'est donc une augmentation du prix de l'électricité proportionnelle qui attend les Français, Ce sont aussi des dépenses d'importations de carburants fossiles qui se profilent dans un contexte de carburants de plus en plus chers. Confier aux EnR le soin de compenser TOTALEMENT le différentiel de production n'est tout simplement pas crédible. S'agissant d'énergies DIFFUSES il faut multplier les installations jusqu'a saccager les paysages, il faut tenir compte des conflits entre "écolo" (proéolien/antiéoliens, hydroélectricité/ continuite ecologique des cours d'eau par exemple).
La solution raisonnable et qui limite les inconvénients est de construire de nouvelles centrales et SURTOUT PAS de prolonger les anciennes: prolonger les anciennes est une vision a court terme, c'est ce qui présente intrinsèquement le maximum de risques. Maintenant les nouvelles centrales doivent avant tout être FIABLES et le développement de l'EPR n'a rien de rassurant (quand on voit les déboires interminables du chantier). Aujourd'hui une chose est AVEREE le type de centrale que nous avions construites a donné satisfaction, il n'y a pas eu de catastrophe et la construction de nouvelles unités avec les équipements d'aujourd'hui pourrait être rassurante. En restant sous la barre des 1000MW on éviterai aussi le risque de fusion du coeur du réacteur en cas de catastrophe....

ami9327 | 01 avril 2014 à 14h36
 
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Construire de nouvelles centrales, la fuite en avant, des petits champignons nucléaire disséminés un peu partout pour être sur que tous le territoire soit touché.
Nos enfants nous remercierons

lio | 02 avril 2014 à 09h51
 
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Je dirai plutôt : en passant à une technologie de sel fondu on éviterai grandement les risque (on ne dira jamais 0) et les déchets produits.

Le passage a 50 % est d'ici 2025. Je pense que d'ici là les ENR pourront totalement prendre le relais.
Les parc éoliens offshore qui ont fait l'objet d'appel d'offre seront construit et en service depuis 5-8 ans. Les technologies d'énergies marines seront très certainement en place également. Usine marée motrice, parcs d'hydrolienne ... La géothermie est aussi (si j'ai bonne mémoire 2 permis déjà) en plein redéploiement.
2025 c'est dans 11 ans. Mine de rien ce n'est pas tout pres.
Couplé à une réduction continue des consommations je pense que l'objectif de 50 % est largement atteignable.

Maintenant soyons réaliste. Je doute que le gouvernement actuel repasse après 2017. Et je doute que le gouvernement qui serait alors élus maintienne ce cap de 50 % ... J'en met ma main à couper ! Au mieux cela sera repoussé.

Quand au coût de l’électricité je ne re-débâterai pas dessus. Certes il va augmenter mais il faut arrêter de dire que c'est uniquement à cause des ENR. Quand on voit le prix de sortie à l'EPR on comprend tout de suite. Je ne parle pas des dividendes d'EDF ... confortables.
Brennelis n'est toujours pas terminé, donc comment chiffrer le couts du démantèlement ? La cours révise son calcul et je pense que cela va durer un moment.

Vous avez 200 % raison au sujet de maintiens "artificiel" des vieux réacteurs.

Terra | 02 avril 2014 à 14h50
 
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Ne débâtons pas donc et supportons la charge de ce débat...
Où peut-on trouver des informations sur la technologie du sel fondu?
Merci.
NB: avoir raison à 200% est suspect...

Albatros | 02 avril 2014 à 19h25
 
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Gonflé, le Malerba. Justifier que l'impact socio-économique d'un arrêt prématuré de Fessenheim n'est pas problématique "car la centrale aurait dû fermer un jour" relève de la malhonnêteté intellectuelle. C'est comme s'il nous recommandait de nous suicider immédiatement "car on doit bien mourir un jour".
Quant à dire que les 800 employés d'EDF ne seront pas licenciés car ils seront recasés dans d'autres centrales, il a certainement raison. Mais il minimise l'impact sur les familles d'un changement forcé de lieu de vie, et surtout le fait que cela conduira EDF à ne pas embaucher 800 jeunes sur le marché du travail, donc à générer 800 chômeurs supplémentaires.
Le gouvernement s'enferre de plus en plus dans l'idée d'arrêter une usine en parfait été de marche et utile à la nation, au moment où il fait voter la "loi Florange" sensée punir les employeurs qui ferment des usines alors qu'elles sont rentables.
Cet aveuglement, qui part d'un dogme (il faut réduire le nucléaire) finira par lui coûter cher ainsi qu'à la nation s'il va au bout de ses objectifs.

alain38 | 04 avril 2014 à 21h18
 
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Depuis 60 ans, nos gouvernements français, de droite comme de gauche, ont avec constance imposé le monopole de l'industrie nucléaire, avec le même discours choral de la nécessité de la bombe pour notre indépendance nationale et des centrales pour notre indépendance énergétique. Comme citoyen, je ne me souviens pas avoir été jamais consulté sur ce choix! Dans les années 60 et 70, pourtant, déjà se profilaient les potentialités des énergies renouvelables, éolien, solaire... Mais l'oligarchie politico-nucléaire était déjà présente dans tous les organes dirigeants de notre pays, à commencer dans le Corps des Mines de l'école Polytechnique, qui fournit les chefs des grandes entreprises énergétiques, et a contribué à verrouiller le débat sur les dangers et problèmes insolubles du nucléaire. Les 2 catastrophes majeures de Tchernobyl et Fukushima ont à peine ébranlé ces décideurs tout-puissants. Quand oserons nous, citoyens, nous réapproprier ce domaine vital de l'énergie (l'échelon local, par la variété des ressources possibles est le meilleur lieu démocratique pour définir ce que les habitants souhaitent) mais aussi dire ce que nous pensons de cette inutile force de frappe qui a déjà coûté 300 milliards d'euros à notre pays et en coûte encore 4 milliards par an: Dans ce cas, c'est un référendum sur la nécessité pour la France de s'engager pour l'abolition concertée des armes nucléaires qu'il faut exiger de nos gouvernants.
Ayons la sagesse de nos voisins allemands, italiens, suisse

Dali | 04 avril 2014 à 23h10
 
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@Dali
Vous confondez nucléaire civil et militaire, qui n'ont aucun point commun, si ce n'est que pour un pays émergent il est commode de commencer par le civil pour maîtriser le militaire et disposer de plutonium pour la bombe. Mais c'est un autre sujet.
Quant à votre critique des choix de notre pays en matière de mix électrique, heureusement que vous n'avez pas été consulté vu votre propension à la confusion.
Notez que si vous voulez vous "réapproprier" à titre personnel le droit de choisir votre source de production électrique, sachez que vous êtes déjà totalement libre d'installer dans votre jardin votre éolienne ou panneau solaire. Mais à condition de consommer ce que vous produisez, et de ne pas en profiter pour revendre l'énergie produite à un tarif très avantageux à EDF : car dans ce cas ce sont vos concitoyens qui financent alors vos gains, via la taxe CSPE.
Mais me direz-vous comment faire en l'absence de vent et de soleil, c'est à dire 70 à 80 % du temps ?
Réponse : vous avez le choix entre le nucléaire et les fossiles (charbon, gaz..). Si vous faites le 2ème choix, comme les allemands que vous qualifiez de "sages", ne vous plaignez pas de la pollution par particules fines (et les cancers des poumons associés : 7 millions en 2012 - source OMS), des changements de climat déjà visibles, et des prix du kWh qui sont les doubles de nôtres.
Il faut être cohérent dans la vie, mon cher monsieur !

alain38 | 07 avril 2014 à 12h45
 
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@alain38
Ecrire que nucléaire civil et militaire n'ont aucun point commun tout en reconnaissant que le militaire a besoin du plutonium produit par le civil n'est-il pas quelque peu contradictoire!
Quant à la confusion, veuillez adresser également ce reproche au CEA, Commissariat à l'Energie Atomique, qui a depuis toujours été en charge du développement et de la dissuasion nucléaire et de l'énergie nucléaire civile. Je vous invite auparavant à visiter son site et à revisiter l'histoire des choix stratégiques et énergétiques français depuis 1945.
Pour ce qui est du choix de nos énergies, j'ai parlé de réappropriation "citoyenne" et non pas "personnelle" à l'échelon local (plus adapté pour cela que l'échelon national centralisateur pour trouver des solutions autres que le nucléaire ou les fossiles).
Vous citez l'OMS à juste titre quant au danger des particules fines. Le problème est qu'elle est pieds et poings liés au lobby international du nucléaire depuis un accord la rendant dépendante de l'AIEA le 28 mai 1959. Voilà pourtant ce qu'elle écrivait dans un rapport technique un an auparavant: « Cependant, du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude .... » (Rapports Techniques, No 151, pp. 5pp. 59, OMS, Genève, 1958)
Feriez vous hélas déjà partie de cette nouvelle génération?

Dali | 07 avril 2014 à 15h44
 
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Cette manie d'associer ENR et combustibles fossiles.
C'est comme si je vous disais que toutes les centrales nucléaires sont comme Tchernobyl ...
Alors oui on a construit des centrales à charbon en Allemagne (depuis le temps que je dis que c'est un mauvais exemple) mais cela ne signifie pas que c'est la norme.
De base, on peut mettre du gaz. Et oublier le problème des particules fines.
Ensuite :
On peut aller chercher l'énergie ailleurs lorsque ça ne souffle pas à coté de chez soit.
On peut stocker l'énergie également
Et enfin on peut surtout mois consommer.

Et je ne parlerai pas de toute ces énergies en cours de développement. On ne parle pas de stopper le nucléaire demain ... mais tout de même bcp plus tard. S'enfermer dans le nucléaire comme principale source d'énergie c'est dire non à toute les innovations possibles.

Quant à notre vieille dame en cours de fermeture il y a effectivement défaut des élus et de la communes de ne pas avoir prévu la fermeture de la centrale. Il ne s'agit pas de ce "suicider" mais d'accepter que la centrale devait fermer et agir en conséquence.

Je suis d'accord avec Dali, pour une question aussi importante que l'avenir du nucléaire en France les responsables politique devraient organiser un référendum. Ca me semble la moindre des choses.

Albatros, j'ai trouvé bcp d'information sur le net, tout simplement :)
Je ne peux pas donner de site ici mais entre wikipédia, le CEA ou le site de l'énergie du thorium les sources sont variées.

Terra | 07 avril 2014 à 17h02
 
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@Terra
Toutes les erreurs et utopies des Verts sont résumées dans vos 3 phrases "On peut aller chercher l'énergie ailleurs lorsque ça ne souffle pas à coté de chez soit. On peut stocker l'énergie également. Et enfin on peut surtout mois consommer."
1- Erreur, même à l'échelle de l'Europe, il est fréquent qu'un anticyclone fige toutes les éoliennes. Le pire c'est que c'est souvent en période de grand froid, au moment où on a le plus besoin d'électricité.
2- Si ma tante en avait... il n'existe aucune solution de stockage industriel autre que les STEP (stations de pompage) dont le coût et l'emprise au sol (2 lacs !) sont prohibitifs. Le stockage massif d'énergie est une utopie, au moins pour ce siècle.
3- on peut aussi moins consommer. Et bien commencez ! Et expliquez-le à ceux qui se privent déjà, car ils n'ont pas les moyens : ils sont une bonne partie de nos concitoyens. Quant aux autres, à moins d'instaurer un régime totalitaire (de kmers Verts !), ils sont libres de leurs choix. La réduction de la consommation est une autre utopie.
En revanche, si on arrête de subventionner les énergies climatiques (éoliens et PV) qui produisent peanut (3% !) et encore quand la météo est favorable, et qu'on réoriente cet argent public vers des aides à l'isolation, on peut commencer à faire des choses utiles et intelligentes pour limiter l'accroissement de la consommation et surtout apporter du confort de vie à ceux qui en ont le plus besoin.

alain38 | 07 avril 2014 à 22h55
 
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@Dali
Sortez des années 50 ! Et arrêtez de rêver. Ou plutôt, essayez donc une fois pour toutes de réaliser votre rêve à l'échelon local, en créant une zone de production autonome en énergie électrique ; et sans tricher SVP, c'est à dire sans être relié au réseau national au cas où il manquerait de soleil ou de vent. Et surtout en faisant accepter à votre communauté locale les vrais coûts de cette production décentralisée donc sans subvention !
Enfin, traiter l'AIEA, qui est une émanation de l'ONU, de lobby nucléaire, ainsi que l'Organisation Mondiale de la Santé... je vous laisse la responsabilité de ces énormités. Vous ne croyez donc à rien d'autres qu'à des ONG dont l'incompétence scientifique n'a d'égal que la phobie du nucléaire ?
Après tout c'est votre droit le plus strict ; mais au delà du conseil ci-dessus (= mettre en pratique vos élucubrations juste pour voir), observez bien la catastrophe qui s'est produite en Espagne et qui va bientôt se répéter en Allemagne pour les mêmes raisons. Une Transition Energétique qui ignore les lois de la physique et de l'économie est vouée à l'échec. Le drame c'est que ce sont les plus miséreux qui risquent d'en souffrir.

alain38 | 07 avril 2014 à 23h26
 
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Puisque les Verts préfèrent le Charbon Noir Polluant, laissons-les faire, car le Président a pris sa décision, On ferme!

arthur | 08 avril 2014 à 13h13
 
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Et vous incarnez toute l’utopie du nucléaire : Une énergie sûre, propre et peu chère.
Un anticyclone dite vous ? Donc haute pression donc soleil donc panneau photovoltaïque ?
Reste les énergies marines bcp bcp plus stable en terme de production.

Pas dans ce siècle ? Alors même qu'est prévue la fusion nucléaire ?
Que faites vous des PME Française qui travaillent sur l'Hydrogène et le stockage hydrogène ?

Je ne crois pas que l'ensemble des innovations soit pour un autre siècle.
L'histoire nous montre que le progrès technique va plus vite que le progrès théorique. Or la théorie on l'a. Donc oui, je paris sur les ENR et les énergies non polluante. Sur un biais de 10-20 ans. On en reparlera ?
L'histoire prouve aussi que des accidents ou des incidents nucléaires arrivent.
Les couts de démantèlement et de sécurisation des installations nucléaires nous montre que ce n'est pas une énergie sure
La grosse problématique des déchets nucléaires nous montre que ce n'est pas une énergie propre.
Je n'invente rien et je ne suis pas une idéologie "kmer vert" !

Terra | 08 avril 2014 à 13h49
 
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QQn a dit ici que le gaz fait oublier les particules fines: c'est tout simplement faux. Dans une chambre de combustion à gaz, il y le carburant (le gaz qui ne contient pas d'azote) et l'air (qui en contient un max). La combustion occasionne une oxydation de l'azote du comburant et produit des oxydes d'azote et des nitrates (on n'a pas trouvé, même parmi les cerveaux les plus avancés -moisis?- du CGDD de moyen d'éliminer l'azote de l'air).
Et les oxydes d'azote favorisent la formation d'ozone et les nitrates sont des composants des particules fines...
M... alors, LA solution n'existerait pas?

Albatros | 08 avril 2014 à 15h49
 
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@terra
Le fait que le nucléaire soit une énergie sûre propre et pas chère n'est pas une utopie ! C'est la réalité, que certains nient par idéologie et pour lui substituer une utopie : celle des énergies climatiques (éolien et solaire) qui les pourraient totalement les remplacer à un coût raisonnable.
Vus n'êtes visiblement pas un scientifique, donc vous êtes accessible aux chimères de tas d'apprentis sorciers qui affirment que le stockage est industriellement disponible, à partir du moment où quelques chercheurs ont réussi une expérience en labo.
Ma longue expérience professionnelle au service de l'énergie (et pas seulement nucléaire) me dit qu'il est irréaliste de parier aujourd'hui sur ces énergies climatiques. Je ne dis pas qu'il n'y aura jamais de découverte permettant un jour de mieux les intégrer dans un mix, mais je crois davantage à une découverte fondamentale qu'au progrès continu pour ce qui concerne le stockage, sujet sur lequel on bute depuis des décennies. Et l'énergie nucléaire a un avantage déterminant sur toutes les autres formes d'énergie, qui relèvent essentiellement de phénomène mécaniques (hydraulique, éolien) ou chimique (combustion) : la puissance qu'elle peut fournir par unité de volume (1g d'uranium produit autant qu'une tonne de charbon). En supposant que l'humanité arrive à se développer en offrant à chacun une qualité de vie acceptable, il faudra recourir à cette forme d'énergie (probablement la fusion) pour accompagner cette évolution.

alain38 | 08 avril 2014 à 23h49
 
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Je ne suis pas un chercheur mais je suis de formation scientifique.
Je vois des faits j'en tire des conclusions. La science c'est avant tout l'observation.
Une énergie sure ? Pourtant il y a eu dans le monde plusieurs incidents, certains grave voir funeste. Le niez vous ?
Une énergie propre ? Parce que les déchets radioactif n'en sont absolument pas. On peut les manger et leur gestion ne pose aucun soucis. On a jamais mis de fûts en mer par exemple. Non non, jamais.
Une énergie peu chère ? ... Quel est le prix de vente de l'électricité sortant de l'EPR pas encore terminé et pourtant fleuron de la technologie ?

Je suis d'accord c'est une énergie efficace. Mais certainement pas sure, propre et peu cher.

Le nucléaire tel que nous le connaissons n’est pas aussi enchanteur que vous voulez le croire et que nos dirigeant s’échine à expliquer. Il y a des précédent, il y a des faits. Peut-on aujourd’hui continuer dans la voie de la fission nucléaire ? Je ne pense pas.
Peut-on continuer d’ignorer les problèmes de fin de vie des centrales et des gestions des déchets ? Je ne pense pas non plus.
Définitivement le nucléaire actuel est dépassé. Je ne dis pas cela par idéologie je ne prone pas une fermeture immédiate des centrales.
Un EPR est en cours d’achèvement, vu les md qu’il a couté autant qu’il serve. Qu’il soit le dernier à être construit. Cela nous laisse pas mal de temps pour mettre en place les solutions alternatives.

Je parle bien du nucléaire tel que nous le connaiss

Terra | 10 avril 2014 à 11h31
 
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Salut les anti/pro !
Il me semble avoir lu 50% de nuc alors je ne vois pas où vous allez tous chercher des arguments pour vous affronter (l'éolien ne compensera pas, mais si mais non ...) à part pour affirmer (une fois de plus pour une grand nombre présent régulièrement sur ce site) que vous êtes pro ou anti qqch.

Des baisses de conso oui, même pour ceux qui veulent faire ce qu'ils veulent (juste parce que la règlementation fait que leur appart consomme moins, que leur voiture consomme -peut-être- moins, ... et surtout parce que ça va coûter plus cher et que cela est bcp plus efficace que la pédagogie avec certaines personnes (la défense des libertés elle a bon dos);
Des ENR oui, en masse, avec du stockage (des opérations pilotes sont en cours et des industriels sortent leurs premiers produits grand volume en ce moment (impossible, c'est dans un siècle), et quand je dis des ENR, ce n'est pas 80% d'éolien ("un anticyclone blablabla, je n'aime pas les éoliennes"), mais un vrai mix énergétique.
Ce qui n'était pas possible avec 80% de nucléaire !!! Tout simplement.

Et du nucléaire, oui parce qu'il faut amortir les investissements, mais si on pouvait s'en tenir à ça moi ça m'irait (attention avis personnel).

Utilisez donc votre énergie à essayer de trouver des solutions, des analyses, à les tester et à partager vos expériences pour que tout le monde avance plutôt que de passer d'une news à l'autre en copiant collant vos affrontements inutiles...

La bise à tous.

Tombour | 10 avril 2014 à 12h56
 
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@tombour
Belle et sympathique tentative de consensus... Mais vous êtes encore victime de l'utopie ambiante, savamment orchestrée par les Verts :
- parce que ci ceux-ci veulent imposer des baisses de consommation (par des objectifs contraignants, inscrits dans des directives européennes prévoyant des sanctions), tous les prévisionnistes indiquent que la consommation d'énergie, en particulier électrique, va croître. Parce que les plus défavorisés aspirent à plus de confort, parce que la démographie évolue positivement, parce que l'économie (numérique notamment) a besoin de plus d'électricité, et parce que des transferts s'opèrent entre les énergies fossiles (l'essence des voitures par ex) et électriques. L'efficacité énergétique limite cette hausse, et c'est bien, mais il y a et continuera à avoir une hausse.
- le stockage massif n'en est qu'à des essais de labo (STEP exceptées), et leur rentabilité, au dire des experts, a peu de chances d'être atteinte. Car il faudrait que EnR + pompage + adaptations du réseau et du comptage, soient équivalents du point de vue économique aux centrales d'aujourd'hui (charbon hydraulique ou nucléaire).
- dernière utopie, celle des EnR multiformes : seul l'éolien est à peu près mature, le PV ne tient qu'à grands coups (ou coûts) de subventions, les autres sont de sympathiques expériences loin de industrialisation et de la rentabilité.

stud38 | 10 avril 2014 à 15h46
 
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- dernière utopie, celle des EnR multiformes : seul l'éolien est à peu près mature, le PV ne tient qu'à grands coups (ou coûts) de subventions, les autres sont de sympathiques expériences loin de industrialisation et de la rentabilité.

Géothermie ?
Energie Marine ?

Comme quoi les utopies ...

Terra | 10 avril 2014 à 17h59
 
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Alors pour être clair, je ne cherche plus le consensus, il ne serait possible qu'avec des personnes qui ne mettent pas en avant et avant tout leurs idéos plutôt que des idées. Ce qui était en grande partie l'objet de mon message.

Et pour info, commencer son post par un magnifique "victime de l'utopie ambiante, savamment orchestrée par les Verts" agrémente cette critique.

Pour ce qui est de mes idées, il y a entre autre chose le fait que les besoins électriques augmentent parce que la population est victime de l'utopie ambiante, savamment orchestrée par les industriels (et bien relayé par les médias), pronant le culte de la propriété, de la consommation et de "c'est moi qui ai la plus grosse (maison, voiture,...) et c'est comme ça que j'existe en tant que personne et c'est cela qui peut me mener au bonheur, voire au paradis". Il ne s'agit pas de décroissance ou de retour à la bougie (oui j'en ai vu qui commencait déjà à trépigner sur leur chaise), je parle de sobriété, de consommer ce dont j'ai BESOIN pour satisfaire mes BESOINS (y compris de loisir, bien sûr).

Il y a aussi des voies de diminutions des consos électriques, par exemple le fait d'arrêter de faire la débilité portée par le tout petit lobby du nucléaire (rien à voir avec le mastodonte éolien) qu'est le chauffage électrique ! Quand on produit en masse, il faut consommer aussi en masse.
Pour le transfert pétrole-élec des voitures, sobriété, transport en commun,...

Et magie, ça marche avec presque tt !

Tombour | 10 avril 2014 à 18h41
 
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la réponse de Dali (et Terra)à Alain 38 est effectivement la bonne, dans la mesure où elle est non partisane, et étayée par des sources fiables.
Notamment: le Nucléaire civil ET militaire NE FONT QU'UN : cela est évident, et depuis longtemps .
a)IL n'y a guère que las ''apparatchiks '' de la Direction communiste du Mouvement de la Paix et les dirigeants de la CGT Energie pour oser dire encore le contraire ...
b) la ''sortie'' du nucléaire est une nécessité , et non pas une lubie non pas d'écolos '' baba-cool ''! cela se fera par paliers, et je plains la génération de mon fils -et petit fils- QUI AURA A PAYER LA FOLIE DES NUCLÉOCRATES !!!
c) il n'y a pas de ''coup monté'' par les VERTS (et -ou-E.E.L.V) ; d'ailleurs des élus du Centre et quelques uns de Droite pensent la même chose .
La réalité est que certains cadres et ingénieurs maison d' EDF sont encore PLUS pronucléaires que leurs Dirigeants ...
Leurs avantages ET statuts sont d"une AUTRE époque §
Enfin, je suggère à Alain 38 d'aller visiter le site de l' A-C-D-N
au moins , il progressera dans la connaissance du Monde mafieux du Nucléaire .

alain 65N64 | 11 avril 2014 à 15h22
 
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Ces énergies sympathiques mais très limitées en puissance tout en étant très chères au kWh fourni, sont utiles en appoint et dans des zones non desservies par le réseau national.
L'utopie c'est de penser qu'elles pourront satisfaire les besoins de l'industrie et des grandes agglomérations avec la garantie d'approvisionnement requise, c'est à dire quasiment 0 coupure.
L'Allemagne fournit un exemple vivant de ce qui attend les utopistes.
Je vous encourage à écouter et lire les médias sérieux (Les Echos, BFM Business...), pas ceux qui font du sensationnel ou du "people". Faites davantage confiance aux scientifiques et ingénieurs qui connaissent bien le domaine de l'énergie. Ce n'est pas un sujet de société sur lequel on peut avoir un avis pertinent, quand on n'a pas les bases ni l'expérience. Car les lois de la physique ne se votent pas au Parlement.

stud38 | 14 avril 2014 à 09h30
 
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@tombour
La consommation électrique augmentera pour deux raisons essentielles :
- beaucoup de nos concitoyens se privent de confort et de chauffage parce qu'ils n'ont pas les moyens. Moi j'espère que la société évoluera vers plus de bien-être, et qu'un Service Public comme EDF qui a choisi le nucléaire pour cela, leur permettra de bénéficier de l'électricité bon marché à laquelle ils aspirent
- les progrès technologiques créent de nouveaux besoins en électricité (ex le numérique) et transfèrent les autres énergies vers l'électricité (ex la voiture, même si ça met du temps).
Bien sûr, il faut en parallèle développer l'efficacité énergétique notamment avec l'isolation : si on avait subventionné cette activité plutôt que le photovoltaïque, on aurait été plus efficace et plus juste vis à vis des plus démunis.
Mais au final la consommation augmentera, non pas pour satisfaire les "lobbys" producteurs comme vous dites, mais le bien être de nos concitoyens et de nos enfants. C'est ça mon idée d'une société qui progresse, pas celle des années 68 avec le retour à la nature (d'ailleurs la plupart des 68-tards ont fait marche arrière !). La mode c'est sympa mais ça coûte cher !
Comprenez, si vous avez un peu de sens technique, que des énergies non maîtrisables car soumises aux caprices de la météo, très onéreuses bien qu'elles aient bénéficié d'années d'essais avec des subventions massives, ne remplaceront jamais le nucléaire.
Et ne me ressortez pas le "stockage", il n'existe pas !

stud38 | 14 avril 2014 à 09h48
 
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@alain 65N64
Je ne répondrai pas sur le fond, il y a trop de boulot.
Sur la forme, M. Alain 65N64 confond les évidences (qui se démontrent) et ses convictions (qu'il partage avec lui-même seulement).
Ensuite, il a le droit de militer pour le désarmement nucléaire et d'ailleurs sur ce plan je ne suis pas en désaccord avec lui.
Mais nucléaire civil et militaire n'ont plus rien en commun, en France tout du moins. Sinon, les excités de GreenPeace qui se permettent de pénétrer comme des terroristes dans ces centrales ne seraient plus de ce monde !
Au lieu de baver de jalousie devant le statut des agents EDF, il ferait mieux de militer pour que l'énergie nucléaire civile permette à nos enfants et petits-enfants d'accéder à un meilleur niveau de vie.

Pour terminer sur le cas d'EELV, il n'y a pas de "coup monté" mais une réalité souvent rappelée par les médias : leur objectif prioritaire est la sortie du nucléaire. Le prix à payer leur importe peu, comme du reste l'honnêteté intellectuelle dans leurs arguments. Mais vu leur poids politique (moins de 2% à la présidentielle), il ne faut pas se faire de souci sur le risque qu'ils représentent, d'ailleurs ils ne sont même plus au gouvernement et c'est bien comme ça.

alain38 | 14 avril 2014 à 18h44
 
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Si je peux me permettre une réflexion sur le fond :
Qu'elles sont les réserves d'uranium ? Leur estimation ?
Merci

C'est juste pour démontrer qu'in fine "ce" nucléaire là n'a pas d'avenir. Je ne suis pas contre le nucléaire et je suis convaincu que l'humanité s'en sortira grâce à la science nucléaire sur le plan énergétique. Mais simplement pas le nucléaire que l'ont connait, qui crée bcp plus de problème qu'il n'en résous.

Alors ces réserve d'uranium ? 50 ans ?

Il y a un pic sur le pétrole il y en aura un sur le nucléaire.
Envisager une réduction du nucléaire en France pour 2025, puis éventuellement une nouvelle étape en 2050 c'est engager dès à présent la vraie indépendance énergétique du pays.

Vous ne pouvez le nier, un jour il n'y aura plus d'uranium.

Terra | 15 avril 2014 à 13h37
 
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Je réponds à la question sur les réserves mondiales d'Uranium.
L'OCDE et l'AIEA ont évalué en 2012 que les réserves identifiées assureraient les besoins des réacteurs d'aujourd'hui (2ème et 3ème génération) pendant environ 100 ans. La France a l'avantage de recycler son combustible en récupérant du plutonium et de l'uranium non consommé, mais il est préférable de passer à la 4ème génération (dans 30 ans) avec les réacteurs surgénérateurs qui consomment 100 fois moins donc multiplient les réserves par 100.
On pourra aussi utiliser le Thorium dans ces réacteurs ; l'avantage de cet autre combustible est d'être 4 fois plus abondant dans la nature que l'Uranium, avec les estimations d'aujourd'hui.
Ceci devrait permettre de "tenir" quelques décennies, voire un ou deux siècles dans le pire des cas, le temps que les réacteurs à fusion nucléaire qui n'utilisent plus de métaux fissiles, soient au point.

Cette stratégie est largement connue ; c'est la raison pour laquelle les Verts ont cherché à stopper la recherche sur la 4ème génération avec la mise à l'arrêt de Superphénix en 1997, puis plus récemment la fabrication du combustible MOX réutilisant une partie du combustible recyclé, pour la contrer.
Je suis optimiste sur le fait que cette formation politique qui n'a pas de vrai programme à part s'opposer au progrès de la science, finira par être marginalisée. Sinon il nous restera la possibilité d'acheter clef en mais des centrales de 4ème génération aux chinois !

stud38 | 15 avril 2014 à 19h57
 
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Les Vert n'ont rien à voir dans l'abandon du Superphénix. Allons.
Son abandon, comme le non développement d'une filière thorium (pourtant connue depuis 1960 !) est exclusivement financier. Tous les spécialistes le disent, mais non c'est la faute des verts. Je ne suis meme pas certain qu'il y avait une formation "verte" en 1997... Cessez ce genre d'amalgame. Je vous croyais scientifique mais vous êtes mue par une idéologie scientiste, autant que les verts le sont pas une idéologie d'écologie radicale.

Je dirai oui à tout projet de centrale thorium à sel fondu. C'est la technologie la plus sure, la moins impactante. Mais elle n'a jamais été développé car jugée pas assez rentable. (25-200 MW)
Aujourd'hui encore on préfère construire de grosse (très grosses) centrales centrale comme l'EPR. (1.3 GW ? )

c'est ce nucléaire là qui est mauvais, qui est dangereux. Mais il est plus intéressant économiquement parlant alors forcément il gagne.
C'est ridicule vraiment.

Quant aux réserve d'uranium, on parle de 100 ans à consommation constante d'uranium. Or on estime que d'ici 2025 la demande aura plus que doublé. Les chinois justement ont 23 réacteurs en construction qu'il faudra bien alimenter et gérer ...
Et nous n'aborderons pas les problème lié à l'extraction et l'exploitation (il s'agit bien d'exploitation au sens tribal) des mines d'uranium notamment en Afrique.
Vous avez raison d'être inquiet de la chine. Pas pour les G4 mais pour l’approvisionnement pure et simple en uranium.

Terra | 16 avril 2014 à 13h13
 
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@Terra
Vous racontez n'importe quoi, vous n'êtes ni scientifique ni encore moins historien.
Rappel ? Le gouvernement Jospin, en 1997, était un gouvernement rose-vert. Pour pouvoir avoir la majorité à l'AN, Jospin a commis l'immense erreur de s'allier aux Verts. Dominique Voynet a accepté à la condition que Superphénix soit démantelé. Tous les historiens ou même les journalistes d'il y a vingt ans vous le confirmeront, ou même recherchez sur le net. Ca a coûté cher à la nation (une vingtaine de milliards de francs de l'époque) , car il a fallu indemniser les partenaires dont les allemands et les italiens, pour un outil commun qui n'avait même pas eu le temps d'être rôdé. Le PS, naïf comme il l'est encore aujourd'hui, n'avait pas bien vu qu'en tuant dans l'oeuf la G4 c'est l'avenir du nucléaire qu'ils hypothéquaient. Et comble de l'ironie, un outil qui aurait pu incinérer les déchets à vie longue des centrales de G2. C'est pourquoi les Verts, en tant que parti ne sont pas de vrais écolos mais des politiques qui se servent du nucléaire pour accéder au pouvoir. Espérons qu'ils ne se relèveront pas de leur départ du gouvernement actuel.
Sur les sels fondus, si aucun pays n'a développé cette filière de manière industrielle, c'est que les surgénérateurs sont la seule solution pour attendre la fusion avec les réserves d'uranium actuelles. La France, qui a déjà l'expérience de Phénix, n'aura aucun mal à maîtriser cette G4 avant 20 ans, donc bien avant l'épuisement de ces réserves.

alain38 | 16 avril 2014 à 21h20
 
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