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Veolia : l'économie circulaire comme positionnement stratégique

A l'occasion du salon Pollutec, Veolia a présenté sa stratégie de développement positionnée en faveur de la création d'outils pour contribuer à l'économie circulaire.

Déchets  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°343 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°343
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"Nos métiers et notre croissance seront portés demain par les activités de production de matières premières secondaires et d'énergie", a assuré Bernard Harambillet, directeur général Veolia France "Recyclage & Valorisation des déchets" jeudi 4 décembre, à l'occasion de la 26e édition du salon Pollutec. Veolia a profité de l'évènement pour présenter sa stratégie de développement et réaffirmer sa volonté de réorienter ses métiers traditionnels.

"Au delà du recyclage, le métier de Veolia devient comment préserver la ressource et répondre à la forte demande en éléments rares", précise-t-il.

S'appuyant sur un rapport de la Commission européenne, Bernard Harambillet a rappelé qu'une vingtaine de matières premières présente aujourd'hui un risque de pénurie pour la production européenne (notamment le cobalt, le tungstène, le magnésium). Les envolés de leurs prix ont renforcé l'intérêt à créer une filière de recyclage.

Vers une matériothèque ?

"Il y a une nouvelle industrie de la transformation à créer en France, nous souhaitons initier une matériothéque", développe-t-il. En se basant sur un partenariat industriel, l'idée est d'identifier les besoins d'une entreprise et le gisement de déchets qui pourrait l'intéresser, les traiter et établir ainsi une boucle.

Pour ce faire, Veolia a notamment passé un contrat de cinq ans avec Castorama, pour collecter les déchets de bois des magasins en France, les transformer en farine de bois (35% de bois et 65% de plastiques recyclés) qui permettra la fabrication d'un plan de travail stratifié.

"La longueur du contrat nous permet de faire des investissements, pointe Bernard Harambillet. De même, concernant le projet de loi sur la transition énergétique nous espérons obtenir un cadre réglementaire clair : la partie financière n'est pas bouclée".

Le groupe souhaite ainsi valoriser et consolider certaines de ses activités qui entrent dans cette optique : la production de bioplastique, la collaboration avec le CEA dans le cadre d'opérations de démantèlement d'installations nucléaires, le tri digital des déchets, le recyclage des bâtiments de la marine nationale, la production d'énergie renouvelable à partir du biogaz, l'injection dans le réseau du biométhane issu de la valorisation des boues, la transformation d'huile de friture en biodiesel ou à l'instar de certaines installations en Suisse ou collectivités en France, la valorisation des calories présentes dans les eaux usées en énergie.

Veolia a également ouvert au Royaume-Uni une usine de traitement des poussières issues des pots catalytiques pour récupérer les métaux rares présents.

Le chiffre d'affaires du groupe Veolia lié à l'économie circulaire s'élevait à 2,5 milliards d'euros en 2013. Son objectif serait de le doubler d'ici 2020.

190 millions d'investissements supplémentaires

"Nous allons globalement conserver notre train d'investissement habituel de 160 millions d'euros pour nos activités et ajouter 190 millions d'investissement d'ici 2021 pour créer des unités de transformations des plastiques, des unités de sur-tri, pour la déconstruction de cartes électroniques, et optimiser le gisement des déchets industriels banals", explique Bernard Harambillet.

Réactions2 réactions à cet article

 

La volonté est louable mais la récupération des métaux m'amène à une question:
Ces métaux sont rarement utilisés seuls (je n'en connais pas la proportion, si quelqu'un sait merci) mais comme adjuvant, on pense au aciers spéciaux en premier et quand on parle de magnésium, c'est toujours un alliage ou le matériau représente souvent entre 30 à 60% en masse.
Comment les récupère t'on dans ce cas?

zaravis | 09 décembre 2014 à 09h50
 
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Bientot le "circularwashing"

mesquin | 11 décembre 2014 à 10h43
 
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